Dingues Des Dègues
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 alimentation naturelle du Chili...

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Magou
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptySam 25 Mai 2013 - 22:40

alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3436811248 oh merci ma Truffinette!!! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 1997915889 alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3406879615 alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3406879615

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audreysury
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptySam 25 Mai 2013 - 22:50

J'adore ce post ! Bravo Magou et merci du partage !!

Qu'est ce qu'on ferait sans toi !
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptySam 25 Mai 2013 - 22:57

alimentation naturelle du Chili... - Page 2 1997915889 ca fait du bien de voyager au pays des todons hein!!!!!j'avais l'impression d'y être quand je faisais mes recherches... alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2900282070 pis toutes ces photos sont splendides!!
merci c'est tout naturel!!!!! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 1997915889

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyDim 26 Mai 2013 - 11:44

C'est clair que ça fait voyager... alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3578587758

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyDim 26 Mai 2013 - 12:43

Comment ils sont trop mignons !
Super sujet, merci Magou !
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 4:50

alimentation naturelle du Chili... - Page 2 1997915889 merci!
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 5:40

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regardez cet animal..Vizcachas (gros lapins sauvages) à El Tatio (Chili)
un mix entre le lapin l'octodon et le chinchilla!!!!
alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3436811248

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Dernière édition par magou le Lun 10 Juin 2013 - 13:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 5:41

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Ovalle ,parc « Valle del Encanto »des octodons ont été obervés très nombreux et absolument pas farouches...pourtant sauvages...
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enfin voici comment le degus est capturé au chili....
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 6:31

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 10:18

Je suis vraiment fan des photos des todons dans la nature !! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2849550929

Et le Vizcachas c'est un vrai animal? On retrouve tellement les trois dedans que c'en est bizarre ! Mais ca a une bonne tête alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2900282070

Edit : J'ai regardé, c'est trop drôle comme bestiole !
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 10:30

alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3436811248 ouais t'as vu Nass!!!!!énoooorme la bestiole!!j'adore!!les 3 en un! bein oui ca existe bien pis j'ai vu qu'ils pouvaient partager le même terrier avec eux et aussi les rats-chinchillas,et il n'est pas rare qu'ils éduquent leurs petits ensemble dans le même terrier et même si ce sont des animaux différents a la base...je crois que le prochain voyage est tout trouvé!!! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 1997915889

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 10:32

TOUTES les photos sont absolument sublimes !!!!
Merci Magou, pour tes recherches et ce superbe sujet !!!!
Le Vizcachas EXCELLENT, TROP BELLE LA BESTIIOOOOLE !! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2849550929

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                                   ddt.animation@gmail.com


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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 10:50

rat chinchilla dit aussi L’Abrocome ;
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 10:51

merci Morganette!!! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3406879615

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 17:00

Rhô! les droles de bébètes! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2598918145

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyLun 27 Mai 2013 - 21:45

alimentation naturelle du Chili... - Page 2 2900282070 oui Gribouille!!!et l'Abrocome est celui avec lequel il n'est pas rare de le voir partager le terrier et l’éducation des petits ....par contre, ce qui m’étonne, c'est que souvent il peut être gros comme la taille d'un chat !!l'octodon n'a peut être pas intérêt de broncher!!! alimentation naturelle du Chili... - Page 2 3436811248
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Certains traits anatomiques, physiologiques et comportementaux de Octodon degus et
Abrocoma bennetti (rat-chinchilla) semblent être complémentaires. Ils favorisent leur
coexistence dans un habitat commun.
Ces deux Caviomorphes appartiennent aux mêmes communautés biogéographiques. Il
est fréquent de les voir emprunter les mêmes galeries. Leur convivialité est favorisée par leur
rythme d’activité. L’activité de l’octodon est biphasique avec un pic le matin et un le soir,
alors que le rat-chinchilla est typiquement nocturne.
Placés ensemble en captivité, ces animaux ne montrent aucun signe d’agressivité l’un
envers l’autre. Par contre, une forte mortalité est observée chez les rats-chinchillas placés dans des cages isolées des dègues.
Leur survie ne dépasse pas une semaine. Il apparaît également que cette espèce est incapable de creuser des galeries.
Ainsi Octodon degus et Abrocoma bennetti sont des espèces commensales, avec un
certain degré de dépendance du rat-chinchilla envers l’octodon, sans être un parasite.
Dans cet environnement, trois espèces courantes de petits mammifères appartenant aux
Cricétidés occupent la même niche écologique que l’Octodon degus , Akodon olivaceus
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Akodon longipilis
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et Phyllotis darwini.
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De façon moins constante, trois autres espèces peuvent
être signalées dont deux rongeurs Oryzomys longicaudatus
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et Abrocoma bennetti (déjà décrit
précédemment) et un marsupial Marmosa elegans.
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Les différentes stratégies alimentaires et territoriales de ces sept espèces permettent
une cohabitation sans compétition trop marquée dans le même écosystème.
Plusieurs études concernant la densité des différentes populations d’Octodon degus ont
été comparées, en relation avec la situation géographique et le type de végétation. Les
captures sont pratiquées à l’aide de collets, au mois de septembre qui correspond à la période
de reproduction. La densité est calculée par la méthode de Zippin (1958), basée sur la
régression du nombre des animaux prélevés au cours des quatre relevés successifs.
On constate une augmentation de la densité du nord au sud, et en relation avec le type
de végétation le plus favorable à l’espèce, et aussi en proportion inverse de son degré
d’altération. La faible densité de dègues est la conséquence d’un fractionnement de la
formation arbustive. Les formations très denses accompagnées de zones sans végétation
comme dans le Parc National à Fray Jorge ou la modification du milieu en pâturage, comme
dans la province de Rinconada de Maipu, ne constituent pas le biotope optimal. Au contraire,
à Santiago, la formation végétale est idéale pour l’espèce : la steppe sur laquelle la population
atteint sa densité maximale.
Le terrier est communautaire. Il comporte de nombreux tunnels et des chemins en
surface qui permettent l’accès aux sites de nourriture. Les issues du terrier sont toujours placées sous des rochers ou des buissons en
coupole. Les terriers sont associés de façon significative avec certaines espèces de buissons,
bien souvent des épineux. Les cavernes sont construites sous les arbustes assurant un rempart de protection et de l’ombre.
Ces plantes forment une espèce de cloche constituée de branches enchevêtrées entre elles
formant une barrière contre les prédateurs aussi bien aériens (rapaces)
que terrestres. Quelques refuges sont aussi creusés sous des amas de pierres d’où l’appellation commune de l’octodon : ‘raton de las tapias’ et ‘raton de las cercas’.
Sur le terrain, les entrées des terriers sont situées à mi-chemin entre deux arbustes
séparés par une distance relativement grande, généralement supérieure à 10 m.
Des pierres, des bouts de bois et du fumier sont accumulés autour de l’entrée
principale des terriers, ils constitueraient des marquages territoriaux ou signaleraient la
présence d’un nid et permettraient la reconnaissance des individus du même groupe.
Les terriers sont donc constitués d’un réseau de tunnels avec de nombreuses issues.
Les tunnels sont peu profonds, à peu près à 20 cm du sol, et courts avec 30 cm.
Le climat de la partie centrale du Chili est un climat semi-aride.
En période estivale, la chaleur atteint des températures supérieures à 32°C dans l’air et
à 50°C au sol. Celles-ci sont critiques pour l’octodon. Par contre, dans les galeries, la
température ambiante varie peu avec une moyenne de 24°C, ce qui permet au rongeur de
survivre aux températures extrêmes en s’isolant dans les terriers pendant la période la plus
chaude de la journée.
Pendant l’hiver, la température ambiante dans les terriers reste douce avec une
moyenne de 18°C et peu d’amplitude thermique.
Octodon degus vit en groupes communautaires dans la nature. Quelques individus forment
un clan; chaque clan est constitué généralement d’un mâle et de trois femelles. Ces clans sont regroupés en colonies, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines d’individus.

Aux alentours du terrier, l’octodon se met en position ‘d’observation’: il est dressé, la
tête immobile, assis sur le train postérieur, les mains vides ou tenant un aliment à hauteur de
la poitrine. Il reste dans cette position sans bouger à peu près 30 secondes.
En cas d’alarme, l’octodon adopte une posture bipède dite ‘d’alerte’ qui se différencie
de la position ‘d’observation’ seulement par la durée allant jusque 5 mn, et généralement
suivie de la fuite de l’animal. Mais si l’un des octodons émet des petits cris ‘d’alarme’, les
autres se réfugient directement dans le terrier. Puis, en moins d’une minute, ils commencent à
réapparaître à la surface.
Pendant la prise alimentaire, s’intercalent des activités de grattage du corps ou de la
tête avec les pattes postérieures. Ce comportement est en relation avec le nombre important
d’ectoparasites (puces, poux, acariens). L’octodon apprécie de se rouler sur le sol afin
d’éliminer quelques parasites et l’excès de sébum sur le pelage.
L’attitude la plus courante est de se nettoyer le museau avec les pattes avant, en
position assise ou de se mordiller le poitrail.
L’activité quotidienne est biphasique pendant la saison chaude et tend à devenir
monophasique et dure toute la journée lorsque la température devient plus modérée pendant
les mois d’hiver.
Durant l’époque estivale, les activités de l’octodon commence vers les 8 h 30 du matin
jusqu’à 11 h 30 maximum. Au soir, il ressort de 17 h 30 jusqu’au coucher du soleil (YANEZ,
1976). Tous n’apparaissent pas en même temps mais sortent graduellement et atteignent leur
nombre maximal à 10 h 00 en matinée et à 18 h 30 en soirée. Lorsque le temps est couvert, les dègues s’attardent une heure de plus le matin et apparaissent à partir de 16 h 00.
Ces observations laissent présumer que la chaleur est la principale cause de l’inactivité de ces
rongeurs dans l’intervalle 11 h 30 à 17 h 30 lors de la période chaude.

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Dernière édition par magou le Mar 28 Mai 2013 - 15:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 8:37

L’Octodon est une des espèces les plus rencontrées dans la partie centrale du Chili, et
jusqu’aux régions basses du sud du Pérou. Au Chili, son aire de répartition s’étend depuis la
région de Vallenar (province d’Atacama) jusqu’à la limite nord des zones boisées des
environs de Chillan (à 37° latitude sud) . Sur l’ensemble de ce territoire, on le retrouve
aussi bien sur la frange côtière et les vallées longitudinales que sur la partie andine à 1800m
d’altitude. Il a été observé dans les provinces de Coquimbo, Aconcagua, Valparaiso, Santiago
et O’Higgins. Sa présence a donc été présumée dans les limites signalées par OSGOOD
(1943), entre les 28° et 35° latitude sud..
J.J.TSCHUDI (1844-46) l’a également décrit à 3000 m d’altitude à la Quebrada de San
Mateo, à proximité du village de San Juan de Matucanas au Pérou.
La sous-espèce clivorum se rencontre exclusivement dans les régions d’altitude de la
partie centrale du Chili.
La densité de la population rapportée varie de 10 à 259 individus par hectare (ha), avec
une moyenne proche de 40-80 ind./ha. Ces chiffres sont plus élevés au printemps (septembrenovembre) quand les octodons juvéniles entrent dans la population.
Le Chili est une bande de 100 à 200 km de large, étirée sur 4000 km de long. Ce pays
est formé d’une dépression centrale discontinue entre les Andes à l’est, et une chaîne côtière à l’ouest. L’extension de la latitude (19° à 58°) explique la succession de climats et de
paysages : désertique à Atacama dans le nord, méditerranéen dans la région de Santiago,
océanique vers Osorno, puis froid et humide, en allant vers le sud, avec la disparition de la
forêt.
Octodon degus occupe la région centrale du Chili ; des abords du désert jusqu’à la
limite de la forêt, à des altitudes inférieures à 1800 m. Son écosystème correspond à un
paysage et un climat de type méditerranéen.
Il n’est pas rare de trouver des populations d’octodons à proximité immédiate des
zones urbanisées.
Dans ce climat semi-aride, la région de la partie centrale du Chili est qualifiée de
« désert vert ». Ce sont les premières précipitations en avril et en mai qui permettent le
développement de la couche herbacée.
Les végétaux les plus représentés sont des plantes adaptées au climat désertique : les
sclérophyles. Ce sont des végétaux arbustifs coriaces, lignifiés, souvent épineux et sans
réserve d’eau contrairement aux plantes grasses (type garrigues et maquis). Ils sont sclérifiés
(parois cellulaires épaissies) avec des vacuoles cellulaires remplies de solution fortement
concentrée comme les cactées. La végétation possède un enracinement profond qui est doublé d’un réseau superficiel drainant l’humidité des condensations matinales.
La communauté végétale est caractérisée par des épineux type Acacia caven,
(représentant un sixième pour cette seule espèce), par des arbustes type Muelenbeckia
hastulata, Colliguaya odorifera (Euphorbiaceae), Quillaja saponaria (Rosaceae) et Lithrea
caustica (Anacardiaceae). Cette couverture buissonneuse correspond à un cinquième de la
totalité de la végétation.
Sous ces arbustes épineux, une couche d’herbe pousse avec une densité et une
composition différente selon le type d’arbuste qui la protège. Ainsi la quantité d’herbe sous
C.odorifera est deux fois plus développée que sous d’autres buissons, et elle est constituée en
majorité de Graminées (Avena barbata, Hordeum chilense) et de Composées (Madia sativa).
Avena barbata
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Hordeum chilense
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Madia sativa
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Ce type de microbiotope apparaît comme le meilleur habitat des petits mammifères herbivores
et insectivores. Les observations indiquent que les petits herbivores préfèrent se réfugier sous
Q.saponaria. Par contre, ils évitent les buissons trop denses comme Baccharis sp.
La plaine herbacée constitue le reste de la végétation; l’herbe grasse Bromus sp. et la
plante verte Erodium cicutarium (Generaniaceae) sont les plus courantes.
L’altitude à laquelle vit Octodon degus, est déterminée par sa faible tolérance au
manque d’oxygène. Ces limites sont probablement plus restreintes aux latitudes plus élevées à
cause des effets de la température. Bien que Octodon degus vive dans des terriers, il se nourrit principalement au ras du sol, d’herbes et de feuillages, lesquels sont recouverts par la neige une grande partie de l’année dans les hautes Andes.
Actuellement la hauteur la plus élevée du lieu de capture de ces spécimens est située à 2000 m à 30°S.
A la latitude de 33°S (près de Santiago), ce seuil descend en dessous de 1200 m.
Contrairement à la plupart des petits mammifères, Octodon degus colonise
indifféremment les versants, sans tenir compte de l’aspect de la végétation ni de
l’ensoleillement.
La prédation constitue un des facteurs les plus déterminants dans l’écosystème
désertique pour les petits mammifères. Ainsi, toutes les observations montrent que l’octodon
augmente son territoire autour des buissons en l’absence de prédateurs. En réponse aux
risques de prédation, le dègue limite ses activités à proximité des abris, et se déplace
rapidement d’un refuge à l’autre en ligne droite afin de minimiser les distances parcourues et
le temps passé à l’air libre.
La population des octodons est très variable selon la présence ou l’absence de
prédateurs. En l’absence de prédateurs, leur nombre augmente considérablement et le temps
de survie des adultes est plus long. Dans les conditions naturelles, les effets de la prédation
stabilisent la population. Sur la totalité des octodons nés et vivants dans leur milieu naturel, il
est estimé que la moitié d’entre eux survit jusqu’à l’âge de 1 an, et seulement 1 % atteint son
second anniversaire. La longévité maximale ne dépasse pas les 3-4 ans.
Les prédateurs les plus répandus sont les oiseaux : les rapaces diurnes tels que:
Buteo polyosoma,
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Geranoaetus melanoleucus,
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Parabuteo unicinctus
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, les rapaces nocturnes comme
Athene cunicularia
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, Bubo virginianus
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, Tyto alba
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Glaucidium nanum
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, Speotylo cunicularia
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,et quelques mammifères carnivores comme le renard
Pseudalopex culpaeus
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et le canidé
Dusicyon culpaeus.
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Dernière édition par magou le Mer 29 Mai 2013 - 23:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 9:10

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La conduite alimentaire de l’octodon est soumise au cycle quotidien comprenant deux
pics d’activité. Il s’alimente essentiellement pendant ses sorties, le matin et le soir.
Quand un dègue se déplace hors du terrier pour manger il se dirige en ligne droite et
d’une seule traite. Il s’arrête sous un arbuste ou à proximité sur une place herbacée. Il
s’alimente sur un rayon de 30 cm en pivotant sur lui-même, et se décale de quelques
centimètres à chaque fois. Le temps occupé à la prise alimentaire dure au maximum 10
minutes, puis l’octodon change d’endroit ; il fait demi-tour vers un autre buisson ou retourne
au terrier. Il n’est pas rare de voir des octodons se déplacer sur les branches des arbustes. Ils
descendent de l’arbre en sautant ou en courant le long du tronc la tête vers le bas. Il est
possible qu’ils consomment les bourgeons et les jeunes pousses (YANEZ, 1976), bien que
leur alimentation soit essentiellement constituée d’herbe.
L’attitude la plus fréquente de l’octodon s’alimentant est la suivante: il est debout sur
ses quatre pattes avec la plus grande partie du corps supportée par les membres postérieurs
configurant un dos rond, avec la tête penchée, les oreilles droites et la queue incurvée
dorsalement. Il épluche et sépare les herbes grâce à ses mains, puis les porte à la bouche ou
les ramasse directement avec le museau. Il s’interrompt régulièrement en levant la tête et en
se frottant le museau avec les pattes avant.
Le comportement alimentaire de l’octodon est à rapprocher de celui des écureuils : il
n’y a pas de sommeil hibernal mais des provisions sont amassées.
Dans les terriers, aucune pièce n’est affectée à la défécation. Dans chacune des
chambres, on retrouve quelques selles dans la litière, mais les octodons défèquent de
préférence à l’extérieur des galeries à certains endroits privilégiés en évitant de souiller les
aires d’alimentation.
La coprophagie a lieu pendant les périodes de sommeil, l’octodon reste en position
comme s’il dormait, se réveille brièvement, bouge et ingère chaque crotte dès qu’elle est
expulsée. Il récupère les crottes une par une, directement de l’anus à la bouche, en se repliant
sur lui-même et sans l’aide des pattes antérieures. Chaque réingestion s’accompagne d’un
redressement postural durant un peu moins d’une seconde. A l’occasion, la crotte est attrapée
par les mains, examinée et goûtée, puis elle est mangée ou rejetée. Chaque crotte est
mâchonnée pendant une bonne minute avant d’être avalée. Les mouvements de mâchoire
apparaissent exagérées avec de nombreux mouvements latéraux.
Les individus qui ne sont pas en train d’ingérer leurs selles, sont allongés sur leur
ventre ou sur le côté et permettent aux fèces de sortir sans passer à l’inspection.
Rencontres sociales
• Position sociale
Les entrées des terriers peuvent être surmontées par des monticules, qui constituent
d’excellents repères visuels pour les membres de la colonie. On suppose que les mâles
dominants assurent leur position sociale en se postant au-dessus. Le monticule le plus haut
correspondrait alors au mâle situé au plus haut niveau hiérarchique. Un monticule détruit
accidentellement provoque en effet la perte du statut social du mâle auquel il appartient.
D’autres observations ont montré qu’un octodon vainqueur d’une bataille pouvait remodeler
‘son’ monticule en y apportant des matériaux divers (bouts de bois, selles) pour le rehausser.
• Contact museau contre museau
Ce sont essentiellement les rapprochements de dègue à dègue. Ils se flairent l’un
l’autre, museau contre museau, puis ils se séparent. Ces flairements sont moins courants entre
adultes et jeunes, qu’entre adultes. Il s’agit du comportement le plus fréquent, il est réalisé
dans au moins un tiers des rencontres. Il s’agit d’une séquence de reconnaissance entre les
animaux.
• Toilette mutuelle
Un octodon toilette l’arrière ou le flanc d’un congénère. Les participants alternent leur
rôle ; ils se nettoient et sont nettoyés chacun leur tour puis se blottissent ensemble. Cette
toilette peut durer plus de quatre minutes. En plus de l’aspect hygiénique, il faut souligner la
notion d’interaction sociale (affectivité, hiérarchie).
Rencontres agonales
Si la majeure partie de rencontres est paisible, certaines le sont moins et évoluent en
poursuite (le plus souvent) ou en bataille (rarement).
• Séance de boxe
Les deux animaux se tiennent face à face, redressés sur les pattes postérieures et
s’affrontent l’un l’autre en se donnant des coups de pattes.
• Battements de queue
La queue est agitée de mouvements de haut en bas en décrivant un arc de cercle d’une
dizaine de degré. L’octodon adopte ce type de comportement lorsqu’il est poursuivi; il
s’arrête, se retourne et fait front à son agresseur à son approche.
Le vainqueur peut également battre de la queue à la fin d’une bagarre.
• Ruades
L’octodon se redresse sur ses pattes avant et donne des coups de pieds en arrière les
deux pattes postérieures ensemble, généralement pour frapper un autre animal. Cette séquence
n’est observée que chez les adultes, mâles et femelles sans distinction.
Activités ludiques:
Ces interactions n’intéressent que les octodons juvéniles. Elles sont constituées de
postures bien distinctes, en rapport avec le jeu sur le terrain et les congénères.
Postures caractÈristiques observÈes sur le terrain de jeu
• Interaction bipède
Les deux protagonistes se tiennent debout sur les pattes postérieures, face à face, les
mains posées sur les épaules respectives et museau contre museau. Ils se balancent d’un coté à
l’autre tout en effectuant des petits pas.
• Affrontement en cercle
Les jeunes dègues s’affrontent, épaule contre épaule et posent la tête dans le cou de
l’autre participant. Tout en se maintenant dans cette position, ils tournent comme sur un
manège en glissant dans la pente du terrain.
• Course
Cette activité est souvent associée avec les jeux précédemment décrits. Elle se
différencie de la course des adultes par l’exagération des sauts; elle ressemble à une sorte de
galop accompagné de bonds remarquables.
• Saut
Le plus souvent il s’agit d’un saut où l’octodon ‘décolle’ les quatre pattes à la fois du
sol. Ce type de saut est intégré dans les séquences de jeux.
• Monte
Un octodon approchant de l’arrière d’un de ses congénères lui saute sur le dos.
L’animal monté court vers l’avant pendant que celui placé en position supérieure avance en
pédalant avec ses pattes postérieures. Aussi bien les jeunes mâles que les jeunes femelles
montent ou sont montés. Aucune monte sexuelle avec intromission du pénis n’est observée.

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 9:33

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Attitudes propres au dègue pendant le jeu
Elles proviennent du déplacement localisé d’une ou plusieurs parties du corps. On
distingue deux catégories de mouvements :
-les secousses de la tête
-les ‘frissons’; l’octodon se contracte dans le sens latéro-latéral, comme s’il se secouait
la tête, mais cette secousse n’implique que la partie du corps comprise entre le cou et la
queue.
Séquences de jeux observées
Toutes ces postures et attitudes ont été décomposées. Il est évident que les interactions
entre les octodons comportent une succession et une répétition de ces activités. Ainsi lors de
l’affrontement de deux juvéniles les séquences les plus souvent décrites sont les quatre
suivantes :
• Séquence 1 : bipédie puis séparation.
• Séquence 2 : contact naso-corporel accompagné de secousses de la tête par le dègue
qui maintient le contact, puis séparation et répétition à nouveau de la séquence.
• Séquence 3 : contact naso-buccal mutuel avec de rares secousses de la tête, puis
séparation.
• Séquence 4 : contact naso-corporel suivi d’un affrontement en cercle puis d’une
séparation.
Le maillon ‘secousses de la tête’ est fréquemment remplacé par le maillon ‘frissons’ et
un peu moins par les sauts ou la course.
Une ’tribu’ d’octodons a été observée dans son environnement naturel. Tous les
comportements lors d’une rencontre entre congénères ont été décrits et répertoriés. Les réactions d’agressivité sont plus fréquentes entre les octodons résidants et les
octodons intrus, alors que les signes d’affection le sont plus entre individus d’un même
groupe.
Comportement sexuel
Après l’accouplement l’octodon mâle pousse des ‘weeps’ (de vantardise ?) assis sur le
nid ou ‘pleure’ pendant des heures en plein champ.
Comportement maternel
La femelle octodon commence à construire son nid une semaine avant la mise-bas.
Celle-ci débute en général tôt le matin, et dure environ 45 minutes à chaque naissance.
D’autres femelles de la colonie aident la femelle gestante pendant la mise-bas. Dans une
colonie établie, une femelle en lactation peut s’occuper de n’importe quel bébé, plus jeune ou
plus âgé que les siens. Certaines femelles continuent leur rôle de nurse bien après que leurs
jeunes soient élevés.
Le mâle octodon est activement présent dans l’éducation des jeunes : il garde les
nouveau-nés au chaud et il joue avec eux. Il ne montre aucune agressivité.
Bien qu’ils commencent à manger de la nourriture solide presque immédiatement, les
jeunes sont allaités jusqu’à 4 à 6 semaines. Les femelles les sèvrent parfois à partir de 3
semaines. Il est fréquent de voir les mères transporter au terrier de l’herbe fraîchement cueillie
pour alimenter les jeunes.
Moyens de communication
Les stimuli impliqués dans le jeu nous semblent essentiellement olfactifs et tactiles.
L’importante fréquence de ces contacts naso-buccaux et naso-corporels permet de consolider
les liens familiaux du groupe juvénile à travers la connaissance mutuelle de leur odeur
(KLEIMAN 1974, WILSON et KLEIMAN 1974). Un rôle similaire dans les rencontres
sociales des octodons adultes favoriserait la territorialité.
Importance de l’olfaction
• Marquage urinaire et réponse chez les congénères
Les dègues montrent une activité sociale importante avec des marquages urinaires
fréquents aux alentours des terriers, destinés à leurs congénères. Ils se roulent sur les sites de marquage urinaire ; ce comportement sert probablement à masquer leur odeur individuelle par celle du groupe. Ainsi un individu avec une odeur non familière augmente ses risques d’être
attaqué. C’est pourquoi un intrus se frotte vigoureusement et immédiatement après s’être
introduit dans une aire étrangère.
Les travaux de R.B. FISCHER et G.F .MEUNIER (1984) (63) ont décrit des variations
de comportement des octodons déclenchées par les marquages urinaires. Sans présence
d’odeur, les femelles sont nettement plus actives, elles flairent davantage, elles passent plus
de temps sur le terrain et elles montrent un taux plus élevé de défécation.
L’exposition au marquage olfactif semble influencer les femelles plus que les mâles.
Les femelles font la différence entre les odeurs de chaque donneur, alors que les mâles ne
semblent reconnaître que les odeurs urinaires des femelles.
Selon FULK , le statut du dègue mâle et celui du dègue femelle seraient séparés.
Les femelles seraient dominantes par rapport aux mâles au moins pendant la période
d’initiation à la socialisation. De plus, elles partagent une chambre commune utilisée comme
nurserie où sont placés les jeunes de différentes portées. Ces observations amènent aux
déductions suivantes : l’urine des femelles serait impliquée comme signal dans les
interactions sociales concernant la hiérarchie au sein du groupe, les relations maternelles, et
sûrement d’autres aspects dans la régulation sociale de l’espèce.
• Communication mère-enfant.
Il apparaît que les odeurs jouent un rôle important dans la plupart des comportements
sociaux des octodons; les jeunes répondent-ils aussi à des signaux olfactifs maternels ?
Des phéromones maternelles présentes dans les déjections anales ont été mises en
évidence chez la plupart des rongeurs. Aucun phénomène excrétoire comparable n’a été décrit
chez l’octodon.
Les travaux de P.WHITE, R.FISCHER et G.MEUNIER (1981) ont analysé la
reconnaissance olfactive des mères en lactation par les bébés dègues. Les jeunes sont placés
dans des cages aménagées d’une literie, avec un éclairage identique pour chacune et un
générateur de bruit masquant les sons ambiants. Ils sont mis en présence de différents adultes
(octodon femelle, octodon femelle en lactation de même âge et octodon mâle) et de literies
propres ou provenant du nid. Les nourrissons ne montrent aucune préférence; ils sont
insensibles aux signaux olfactifs émis isolément.
Facteurs auditifs
En présence de leur mère ou d’une nouvelle femelle en lactation, les bébés dègues
passent plus de temps près de cette dernière. Un nombre important de vocalises à haute
fréquence (supérieure à 40 kHz avec des pointes dépassant les 120 kHz) est émis par les
jeunes et les adultes testés. L’utilisation de ces ultrasons au sein des terriers favorise
effectivement le rapprochement des nourrissons et des femelles en lactation.
Plusieurs types et sous-types de vocalisations identifiées montrent un impact
comportemental sur les bébés dègues. Parmi celles-ci, un complexe de sons qualifié ‘d’appel
maternel’ est exclusivement émis par les femelles et seulement pendant la période de
maternité dans le nid. Les bébés nés et élevés par des mères muettes prennent légèrement
moins de poids et ne manifestent pas le même intérêt que les bébés en présence de mères
normales. Cet ‘appel maternel’ serait associé précocement au contact corporel étroit du jeune
et de sa mère et constituerait une fonction équivalente à ‘l’appel du repas’. Ces vocalises
émises par les mères indiquent quand leur lait est disponible, et sont suivis de la recherche des
mamelles pour la tétée.
Des études plus approfondies ont montré que les jeunes âgés de deux semaines, élevés
avec des mères normales possèdent une activité métabolique plus importante localisée dans le
cortex du front pariétal et le cortex auditif, par rapport aux jeunes non stimulés auditivement.
Les nourrissons réagissent à une association de signaux olfactifs, auditifs et sans doute
d’autres signaux, mais restent nettement plus sensibles à la production des ultrasons effaçant
toute discrimination entre les mères présentes.
Toutes ces observations permettent de comprendre la promiscuité des dègues à l’état
sauvage entre eux, permettant la formation de chambres de maternité communes, et même
avec d’autres espèces comme Abrocoma bennetti qui partagent leurs terriers.

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 9:38

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La longévité moyenne d’Octodon degus en milieu naturel est de 2 à 4 ans.
La longévité en captivité augmente avec une moyenne comprise entre 6 et 8 ans.
Certains octodons peuvent atteindre des âges plus importants jusqu’à 15 ans, en captivité ou
en milieu naturel en l’absence de prédateurs dans de bonnes conditions environnementales.
Il est possible d’estimer l’âge de l’octodon par la mesure de caractères corporels et
crâniaux. Cette méthode a été mise en place par F. JAKSIK et L. YANEZ. Les caractères pris
en compte sont les suivants : la longueur du corps sans la queue (LC), et trois mesures de la
tête : la longueur basilaire du crâne (LB), la largeur de l’arc zygomatique (AZ) et la longueur
de l’arcade molaire (LAM). Toutes les mesures sont exprimées en mm. Pour obtenir l’âge en
mois, il suffit de calculer en inversant le logarithme de l’estimation. Des erreurs par excès (2.5
mois) sont observées aux dimensions extrêmes (annexe 5). Néanmoins il s’agit d’une méthode
complexe et très peu utilisable en pratique.
La température moyenne de Octodon degus est de 36,8°C. Son amplitude varie de
2,6°C au cours des 24 heures. En général, la journée, elle est de 37,9°C.
En consultation, la température corporelle observée est comprise entre 37,5 et 39°C
pour des octodons en bonne santé.
Le régime alimentaire de l’octodon a été étudié grâce au contenu stomacal. Ces
estomacs ont été obtenus sur des animaux sauvages capturés, fixés et conservés dans du
formol à 10% puis analysés.
Durant les mois humides, le régime est essentiellement constitué par le feuillage de
Erodium cicutarium (de 19,6 à 51,4 % en volume réajusté) et de l’herbe Bromus sp. (de 37,1 à
52,5 %). Des graines de Erodium sont consommées surtout pendant les périodes de
sécheresse, et celles des herbes tout au long de l’année excepté de juillet à septembre. Elles
représentent un réservoir énergétique important. Les feuilles des plantes vivaces et les tissus
conducteurs (tiges) de Acacia caven sont ingérés pendant les étés secs et les mois d’automne,
avec un volume variant entre 26,9 et 54,6 %, constituant une source d’eau pendant la saison
sèche. Entre juillet et novembre, la consommation de buissons et de bois n’excède jamais
12,8%. Ainsi le régime alimentaire de l’octodon varie selon le cycle annuel de la végétation.
Ces résultats confirment la désignation de MESERVE (1981) de Octodon degus en
tant qu’herbivore et plus précisément comme folivore.
Stratégie digestive pour pallier le faible apport nutritif :
Des polysaccharides complexes tels que la cellulose, l’hémicellulose et la lignine
(fibres) et des tannins, bien qu’ils soient des métabolites secondaires, sont des constituants
importants de défense des plantes puisque souvent ils réduisent les préférences alimentaires
des vertébrés herbivores (HOWE & WESTLEY, 1987). Au contraire, la teneur en azote
améliore ces préférences.
Cependant certaines plantes et différentes parties d’une même plante sont plus faciles
à digérer que d’autres. La meilleure stratégie de la prise alimentaire pour un petit herbivore
est de choisir la nourriture la plus digestible. Ainsi, lorsque les octodons sont exposés
expérimentalement à des feuilles jeunes ou mâtures de buissons divers provenant de massifs
d’arbustes originaires du Chili (Colliguaya odorifera, Kageneckia oblonga et Quillaja
saponaria), ils préfèrent le feuillage jeune sans faire de discrimination entre les différentes
espèces végétales . En effet, les feuilles âgées contiennent un taux plus élevé de fibres.
De même, les préférences des suffructicoses sur les plantes ligneuses soulignent
l’apport nutritionnel de ces plantes : azote, énergie, eau et fibre. Et selon les observations,
l’octodon ne se nourrit pas nécessairement des espèces végétales les plus abondantes,
soulignant l’idée qu’il est capable de sélectionner les plantes de haute qualité dans son
environnement.
L’octodon semble donc sélectionner sa nourriture selon au minimum deux facteurs
complémentaires; la valeur nutritive de la plante (proportion de l’eau et de l’azote) et la
fonction digestive. Un régime riche en fibres et faible en azote incite l’animal à consommer
plus pour couvrir ses besoins métaboliques. Ce taux important en fibres stimule les
contractions de la musculature digestive, accélère le transit et incite à une augmentation de la
prise alimentaire . Il diminue également la digestibilité des composants dits
‘nobles’ (protéines, matière sèche) et l’apport d’énergie. Un taux plus élevé de protéines est
retrouvé dans les selles avec une alimentation riche en fibres. Quant aux tanins, il semblerait
qu’ils soient inactivés par la formation de complexes avec des protéines salivaires.
Une corrélation significative a été établie entre la digestibilité et le taux basal
métabolique de l’octodon. La digestibilité élevée des régimes de haute qualité permet de
diminuer son métabolisme basal. Au contraire, un régime riche en fibres et en tanins
réduit l’apport nutritionnel de l’animal et augmente ses coûts métaboliques afin d’en diminuer
les effets toxiques.
Finalement la qualité nutritionnelle des plantes disponibles tout au long de l’année est
trop faible pour assurer le métabolisme énergétique de l’octodon surtout à certaines périodes
telle que la reproduction. Il est indispensable qu’il sélectionne des végétaux à hautes valeurs
digestives afin d’assurer sa survie dans cet écosystème semi-aride.
Octodon degus a besoin d’ingérer une quantité importante de nourriture, qui malgré
son volume n’est pas toujours de qualité correcte. Afin d’optimiser l’absorption des
nutriments, il dépend de la fermentation microbienne présente dans son caecum et de la
réabsorption ultérieure de ses fèces. Il peut être comparé à ‘une usine à fermentation’ localisée
dans la partie distale de l’intestin (caecum).
La coprophagie chez les rongeurs est cyclique et complémentaire à la prise
alimentaire; elle est observée pendant la phase de repos sur la durée d’un cycle de 24 heures.
Les études suggèrent que l’utilisation de la coprophagie apporte des bénéfices énergétiques et
nutritionnels aux rongeurs n’ayant qu’une alimentation de faible qualité à disposition et de
grands volumes d’ingestion. Des octodons alimentés avec un régime de faible qualité (riche
en fibres) augmentent l’utilisation de la coprophagie avec un taux moyen réingéré de 38 % de
la production totale des fèces sur 24 heures, dont la majeure partie est nocturne (87 % de la
coprophagie). Soumis à des conditions différentes de luminosité et de disponibilité
alimentaire (11h de lumière et 5h en deux périodes de 2,5 h matin et soir) la défécation des
octodons est identique chez les deux groupes testés indiquant un rendement constant du colon.
Le nombre de crottes expulsées est constant quel que soit le moment de la journée, atteignant
jusqu’à six crottes par heure, malgré une consommation alimentaire prédominante le jour.
Cette pratique est très réduite avec une nourriture de haute qualité. Dans ces conditions, ces
crottes issues de la coprophagie ne sont pas placées en compétition temporelle et spatiale avec
l’alimentation dans le tractus digestif. La coprophagie contribue à la survie de l’octodon
pendant les pénuries alimentaires en optimisant la digestibilité des aliments riches en fibres.
D’après des études sur la digestion de divers rongeurs coprophages (cf tableau VI) à
l’aide de marqueurs digestifs, le temps de rétention digestive et la digestibilité des fibres chez
l’octodon sont inférieurs mais voisins aux valeurs observées chez le cobaye, qui apparaît
comme un animal performant au point de vue digestif. Le modèle de digestion des fibres est
identique chez ces deux espèces. La différence de temps de rétention du contenu digestif
serait liée à leur masse corporelle.

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 9:51

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La digestion fermentaire chez l’octodon est proche de celle des Lagomorphes, mais il
ne tire pas aussi bien partie de ses synthèses bactériennes intestinales. Les crottes ingérées
sont beaucoup moins riches en éléments nutritifs et leur apport nutritionnel est plus limité.
Les bactéries intestinales synthétisent surtout des vitamines du groupe B et de la
vitamine K : les besoins en vitamine B seraient totalement couverts. La microflore favorise
également l’absorption de certains minéraux : fer, calcium (effet régulateur de la flore sur le
métabolisme phosphocalcique)…
La coprophagie permet également de maintenir une flore intestinale stable par
réingestion des éléments du tractus digestif distal. Ce phénomène est à l’origine de
l’acquisition de la flore digestive des jeunes en mangeant les fèces de la mère.
La présence d’un tube digestif très long et une microflore digestive abondante rendent
donc l’octodon très sensible au rythme de distribution et aux types d’aliments reçus.
La fréquence cardiaque est très élevée compte tenu de la petite taille du rongeur, à
partir de 150 battements par minute.
La fréquence respiratoire est élevée et est supérieure à 100 mouvements par minute.
La première phase respiratoire résulte d’une contraction diaphragmatique.
La flore naso-respiratoire normale est représentée par Moraxella spp., Micrococcus
spp., Neisseria spp.
Octodon degus vit dans un milieu semi-aride, et comme tous les rongeurs vivant dans
un environnement sec son métabolisme est adapté pour économiser l’eau.
La perte d’eau rénale constitue près de 50 % de la totalité d’eau perdue. Ainsi
l’octodon apparaît comme le rongeur perdant le plus d’eau (en proportion) par les urines.
Toutefois comme tous les autres rongeurs adaptés au milieu aride, il est capable de concentrer
ses urines avec des valeurs supérieures à 4000 mosM/kg limitant les pertes d’eau. Et la perte
d’eau par évaporation n’atteint que 38 % de la totalité d’eau perdue. Cette faible déperdition
(par la concentration urinaire et une évaporation réduite) permet à l’octodon de survivre avec
une moyenne de 13,4 jours à la privation d’eau alors que les autres rongeurs ne supportent
cette situation que 4 à 5 jours maximum.
Une augmentation de prise de boisson est observée lorsque la composition du régime
alimentaire varie de 14 à 20 % de protéines, ceci est du à un catabolisme supérieur des
protéines et donc à une plus forte excrétion d’urée. Mais cet abreuvement reste plus faible que
chez d’autres rongeurs de la même famille.
Toutes ces observations indiquent une dépendance minimale de Octodon degus vis-à-
vis de la prise d’eau, contrairement à d’autres Octodontidés, soulignant une adaptation
optimale à son environnement, notamment en période de sécheresse.
Octodon degus présente un cycle reproducteur qui se caractérise par une période de
repos sexuel qui s’étend de janvier à juin et d’une période d’activité sexuelle de juin-juillet à
décembre.L’activité gonadique principale coïncide avec les mois les plus humides de l’année, où
les jours sont les plus courts, les températures douces et l’alimentation abondante. Au
contraire, l’activité sexuelle est minimale pendant les mois secs où les températures sont
élevées, l’alimentation plus rare et les journées longues.
Comme nous l’avons déjà décrit, l’octodon vit la plupart du temps dans les terriers,
émergeant à la surface seulement pendant les périodes thermiques les plus clémentes du jour,
en matinée et en fin d’après-midi. Et l’activité de la reproduction a lieu pendant la saison la
plus douce. La température élevée semble constituer un facteur négatif important de l’activité
sexuelle.
Pendant les périodes de régression et de repos sexuel, de novembre à mars, la
végétation herbacée est sèche et l’octodon se nourrit essentiellement de racines de quilo et
d’alfirello et d’écorces d’Acavia. L’alfirello et le quilo sont des herbes annuelles qui
présentent des racines riches en amidon et en eau. Par contre, pendant la période de
reproduction, d’avril à octobre, la couche herbacée est abondante et l’octodon se nourrit de
jeunes pousses, donc bénéficie d’une alimentation plus variée et plus riche.
L’alimentation serait un facteur positif sur l’activité reproductrice de l’octodon
femelle; l’activité sexuelle coïncide toujours avec une prise de poids. Ce facteur est plus
aléatoire sur la fertilité de l’octodon mâle; des mâles de taille identique mais de poids corporel
différent présentent des indices d’activités gonadiques similaires (poids testiculaire, poids des
vésicules séminales, diamètre des tubes séminifères, indice spermatique).
En maintenant les individus en photopériode stimulante (10 h lumière/ 14 h obscurité),
il est possible de prolonger la période de l’activité sexuelle.
En accord avec les caractéristiques des gonades selon le cycle sexuel sur l’année,
l’Octodon degus, aussi bien la femelle que le mâle, montre une activité sexuelle accrue durant
les mois présentant des jours courts, c’est-à-dire moins de 12 heures de lumière par jour entre
le mois de mai et le mois d’août. L’activité gonadique est au repos (ou en régression) pendant
les mois présentant des longues journées, soit plus de 12 heures de lumière par jour de
novembre à février. De ces observations, il apparaît que la photopériode de jours courts est
stimulante sur l’activité sexuelle, et la photopériode jours longs est au contraire inhibitrice.
La photopériode est le facteur le plus important dans ce cycle annuel. Elle permet la
synchronisation de l’activité de reproduction avec la période de l’année la plus appropriée
pour la gestation et la survie des jeunes de l’espèce.
Ce modèle de cycle sexuel est similaire à certains modèles déjà décrits chez des
espèces saisonnières, telles que le mouton et le cerf. En comparaison avec d’autres
mammifères à reproduction cyclique, il est envisageable que l’axe hypothalamus-hypophyse-
glande pinéale joue un rôle important dans la réponse du cycle sexuel avec mise en jeu de
sécrétion de mélatonine au niveau du cortex.
Il n’est pas possible de conclure à l’importance réelle de ces facteurs.
La maturité sexuelle des octodons juvéniles se produit habituellement lors du cycle
reproducteur de l’année suivante. Les premières portées se produisent en septembre, et les
jeunes atteignent l’âge de trois mois au moment où commence le repos sexuel (photopériode
avec des jours longs). Pourtant, des accouplements plus précoces pourraient se produire avec
des femelles âgées de deux mois soumises à une photopériode de jours courts (10 h de
lumière et 14 h d’obscurité). Aucun accouplement n’est observé avec les femelles juvéniles
dans les conditions naturelles.
La durée de gestation de l’octodon semble relativement longue pour un petit
mammifère, mais elle est relativement moyenne pour les Caviomorphes. Selon les études en
laboratoire, le jour 0 de la gestation correspond au jour au cours duquel sont observés des
spermatozoïdes sur le frottis vaginal, soit le jour du coït. La durée de la gestation est de 90 +/-
3 jours.
L’évolution du poids corporel durant la gestation présente une courbe exponentielle,
avec une augmentation majeure au dernier mois. La femelle double son poids.
Les portées présentent de 1 à 10 petits avec une moyenne de 5,5 nouveau-nés par
nichée. Les petits naissent avec une fourrure, les yeux sont complètement ouverts au bout
d’une semaine. Ils sont capables de se tenir debout et de se diriger dès la naissance. Leurs
yeux sont fermés, le pelage est déjà bien développé et ils montrent une activité motrice
autonome. Le poids néonatal est d’environ 14 g (entre 13,5 et 14,6) et sa taille varie de 4,5 à
5,0 cm.
La lactation dure quatre à six semaines, mais à partir d’une semaine, les petits peuvent
commencer à ingérer des aliments solides. Au sevrage, les jeunes atteignent un poids moyen
de 69 g (de 40 à 122 g).

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 10:01

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La principale protéine issue des ilôts pancréatiques est identifiée comme insuline.
L’insuline est constituée de 2 chaînes polypeptides: A et B. La chaîne A comprend 23 acides
aminés avec 2 résidus ajoutés à la partie C-terminale. La chaîne B comprend 29 acides aminés
avec donc une délétion en position 24.
L’octodon est le seul rongeur à développer des ilôts amyloïdes en vieillissant. Cette
caractéristique, découverte récemment, révèle que la protéine des ilôts amyloïdes ne provient
pas de IAPP (polypeptide des ilôts amyloïdes) mais est un composant de l’insuline.
Le glucagon diffère de celui des autres mammifères en position C-terminale par trois
acides aminés 23, 24 et 27, et change ses affinités avec le marqueur usuel du glucagon en
portion C-terminale. Cette mutation semble récente puisqu’elle ne touche que certains
Caviomorphes (famille dans la taxonomie).
Il est intéressant de souligner des taux d’hormones mâles inversement proportionnels
aux glucocorticoïdes. L’augmentation de testostérone chez le mâle entraîne un comportement
agressif et compétitif vis à vis des autres mâles. Cette élévation hormonale est observée
pendant les périodes d’accouplement chez tous les individus mâles (y compris les juvéniles).
Les faibles taux calculés de testostérone suggèrent une forte affinité de cette hormone
avec les récepteurs androgéniques.
Différentes études ont démontré que Octodon degus possédait une tolérance naturelle
élevée à certains produits pharmaceutiques. Cette capacité de détoxification serait due à une
importante activité hépatique spécifique.
Octodon degus montre également une résistance aux produits dépresseurs (méthadone
et alcool) du système nerveux central. La méthadone ne provoque pas d’analgésie chez ces
rongeurs et aux doses usuelles (20 mg/kg), elle provoque un arrêt cardiaque. L’éthanol est
éliminé rapidement grâce à la présence d’une déshydrogénase qui est typique à l’octodon.
ADAPTATION AUX CONDITIONS EXTRÊMES
Adaptation aux périodes de pénurie alimentaire:
L’octodon, comme les écureuils, emmagasine des réserves (insuffisantes) dans les
terriers ; pourtant il ne subit pas d’hibernation pendant la saison défavorable (pénurie
alimentaire). Par contre, il accumule des réserves énergétiques sous la forme de grosses
masses adipeuses sous-cutanées bien développées dans la région dorsale.
Limitation des pertes d'eau:
Les habitudes diurnes de Octodon degus (exception de la famille Octodontidae) et
l’aridité de son milieu de vie impliquent une adaptation de sa régulation thermique. Comme
les rongeurs du désert, le dègue ne perd qu’une quantité minimale d’eau par évaporation
(1mg/g.h) entre 0°C et 30°C. Néanmoins, cette austérité adaptative devient dangereuse quand
la température ambiante dépasse les 32°C. Dans ces conditions, la perte de chaleur par
évaporation ne permet l’élimination que d’un quart de cette chaleur produite, entraînant la
rupture de la balance thermique de l’animal, puis l’hyperthermie et la mort.
Rappelons également que Octodon degus est capable de concentrer son urine comme
tous les animaux vivant dans les régions désertiques afin de limiter les pertes au niveau
urinaire.
Thermorégulation:
La production basale de chaleur chez Octodon degus ne diffère pas des valeurs
attendues chez les Mammifères de même taille (4,5 cal/g.h) dans une zone de neutralité
thermique allant de 24°C à 32°C. En dessous de 24°C, la perte de chaque degré entraîne une
augmentation de 0,3 cal/g.h, et la production basale atteint un maximum de 26,6 cal/g.h vers
les 40°C. Cette limite de tolérance à la chaleur liée à la faible capacité d’évaporation de l’eau
(adaptation commune aux rongeurs de régions désertiques) implique cette nécessité de se
soustraire des hautes températures. Comparativement, son isolation thermique totale ne
correspond qu’au 2/3 de celle d’un rongeur originaire des régions arctiques.
Cycle circadien:
Lorsque le maintien de la balance thermique (la température du corps étant de 37,2 +/-
0,4°C) est menacé par des températures ambiantes élevées, la réponse de l’octodon est
principalement comportementale. Son rythme d’activité est cyclique avec deux pics; en début
et en fin de journée. Ces pics d’activités caractérisent Octodon degus, plus comme une espèce
crépusculaire qu’une espèce typiquement diurne. Ainsi le rongeur fuit la chaleur en milieu de
journée, de 11 h à 17 h, en se réfugiant dans les galeries souterraines. Les températures
peuvent effectivement dépasser les 32°C dans l’air (critique pour le dègue) et les 50°C au sol
pendant la période chaude; alors que dans les mêmes conditions, la température des terriers
s’équilibre vers les 24 +/- 2°C limitant les dépenses énergétiques de l’octodon.
L’activité biphasique semble n’être qu’une réponse comportementale aux conditions
climatiques extrêmes pendant la période chaude. Cette réponse a pu être modifiée
expérimentalement. La resynchronisation de l’activité journalière avec 6 heures d’avance a
été obtenue en laboratoire. Il est intéressant de souligner que les femelles octodons se
synchronisent plus vite en présence d’une femelle déjà traitée. Par contre, l’activité cyclique
des mâles se décale plus rapidement que celle des femelles, quelles que soient les conditions
expérimentales. Ces observations ont prouvé une différence de réponse selon le sexe, et une
influence des signaux sociaux sur les rythmes circadiens. Des expériences récentes chez la
femelle octodon ont confirmé l’intervention des bulbes olfactifs et de signaux chémosensibles
pour favoriser la régulation des rythmes circadiens en vie communautaire. D’autres ont mis à
jour l’existence de deux groupes d’oscillateurs localisés dans le noyau suprachiasmatique qui
seraient chacun responsable du pic d’activité le matin et le soir.
Notons également que la température de l’octodon varie selon son cycle circadien; elle
est minimale 2 h 30 avant le début d’activité, ce qui lui permet de mieux supporter les hautes
températures en saison chaude.
L’activité diurne et cyclique de Octodon degus apparaît donc comme une réponse
physiologique et comportementale à des conditions extrêmes de sécheresse et de chaleur.

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:41, édité 1 fois
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MessageSujet: PLACE DE LíOCTODON DANS SON ECOSYSTEME   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 10:21

Statut actuel : animal nuisible dans son environnement
L’octodon est un rongeur commun du Chili, ce qui a des conséquences économiques
importantes. Dans certaines régions, il est considéré comme un animal nuisible. Il détruirait
les plantations de cactus dont le fruit est comestible. Il a été accusé d’endommager les champs de maca,de céréales, les vignobles et les vergers.
Sa destruction est autorisée par le Service de l’Agriculture et de l’Elevage (loi de Casa, 1973) sans aucune restriction.
Pourtant la distribution des octodons est limitée à la végétation native du Chili :
buissons, savane, prairies. Le régime alimentaire est très varié, incluant des herbes et des
buissons dont la plupart sont impropres à la consommation du bétail. Leur présence marginale
sur certaines zones agricoles semble davantage être une conséquence du dérèglement de
l’environnement d’origine humaine et n’a probablement qu’un impact infime sur la nourriture
disponible pour les élevages.
Toutes les études effectuées sur l’impact des octodons sur la végétation montrent
effectivement que les dègues détruisent une quantité importante de jeunes pousses, mais
seulement sur un rayon de cinq mètres autour de leurs refuges, contrairement à d’autres
herbivores tels que le lapin (non natif du Chili). N’ayant pas de discrimination alimentaire
entre les différentes espèces de buissons, il n’y a pas d’altération de la composition herbacée
et épineuse du paysage.
Un programme de protection des cultures et d’aide au reboisement a été envisagé.
L’effet destructeur des octodons peut être évité par deux moyens : en protégeant les semis par des enclos grillagés ou en faisant des plantations à une distance supérieure à cinq mètres
autour des terriers.
Autrefois, ce rongeur représentait au Chili une part importante de l’alimentation des
Araucans, puis plus tard des conquistadores espagnols. Sa chair blanche et savoureuse
constituait un mets apprécié. La capture de l’octodon dans la nature n’était pas facile en raison de son extrême méfiance. On plaçait des lacets en acier à l’entrée des terriers pour les
capturer.
Actuellement, il est peu probable qu’il soit encore proposé au menu dans
l’alimentation humaine. Par contre, il constitue un rôle important dans la chaîne alimentaire;
il apparaît comme une nourriture abondante pour les prédateurs.
L’octodon est un animal qui s’adapte bien à la captivité (peu de stress, reproduction
aisée), et très sociable et facilement manipulable.
Octodon degus, contrairement à d’autres modèles animaliers existant, partage
plusieurs caractéristiques en commun avec l’homme : tous les deux sont des espèces diurnes,
possèdent une nature très sociale et un modèle similaire d’activité et de température. A cause
de ces commodités, il est utilisé comme un modèle valable pour la compréhension du
fonctionnement photopériodique, la synchronisation des cycles circadiens (les trois ‘huit’).
Il est utilisé couramment comme animal de laboratoire en recherche médicale sur des
études en immunologie (grâce à la structure particulière du thymus), ophtalmie
(prédisposition à la cataracte) ou endocrinologie (diabète ressemblant au diabète juvénile chez
l’homme).
Zoonoses potentielles transmises par Octodon degus
Il n’y a aucune étude précise sur les différentes zoonoses transmises par Octodon
degus. Les principales zoonoses citées dans ce chapitre sont celles transmises par les rongeurs sauvages et répertoriées au Chili.
Tuberculose
La répartition de cette maladie est mondiale avec des variations selon les pays. Des
taux élevés sont observés en Amérique Latine. Comme de nombreuses espèces animales
Octodon degus est sensible à la tuberculose. Toutefois les animaux sauvages vivant loin de
l’homme et des animaux domestiques, ne contractent généralement pas cette maladie. Par
contre ceux vivant dans les parcs zoologiques ou des laboratoires peuvent être exposés à
l’infection.
Leptospirose
L’infection est courante chez les rongeurs qui sont parfaitement adaptés aux
leptospires et ne présentent ni symptômes ni lésions. Les foyers apparaissent dans des régions
à forte pluviosité et sont causés par le contact de l’homme avec de l’eau contaminée par
l’urine des animaux infectés. L’octodon, rongeur vivant en milieu méditerranéen, est donc
potentiellement porteur de cette maladie.
Fièvre Q
Il s’agit d’une maladie cosmopolite. Deux cycles d’infection sont décrits dans la
nature : le premier chez les animaux domestiques (élevage) et le second est constitué par des
foyers naturels notamment marsupiaux, rongeurs et lagomorphes et leurs ectoparasites
arthropodes (tiques essentiellement). La rickettsie est très résistante aux facteurs extérieurs et le mode de transmission le plus fréquent est la voie aérienne.
Dans les foyers naturels, l’homme est contaminé par la piqûre d’une tique infectée.
Pasteurelloses
Cette infection est cosmopolite. Elle est fréquente dans les espèces sauvages et
domestiques mais reste rare chez l’homme. Elle se manifeste par des complications
infectieuses de morsures, des atteintes respiratoires et des infections localisées chez l’homme.
Chez les rongeurs sauvages, deux formes cliniques sont décrites : une septicémie avec mort de l’animal et un syndrome respiratoire qui reste la manifestation la plus fréquente.
Yersiniose entÈrocolitique
La répartition de cette maladie est mondiale. L’agent pathogène a été retrouvé dans
4% des rongeurs appartenant à des espèces diverses au Chili. L’infection peut être inapparente ou se développer par des symptômes digestifs graves et souvent mortels chez les
Caviomorphes. Les sérotypes isolés ne sont généralement pas pathogènes pour l’homme. La
contamination chez l’homme serait due à l’ingestion de denrées contaminées. Cependant le
mode de transmission n’est pas entièrement connu et les rongeurs constituent un réservoir
potentiel.
Salmonelloses
Les salmonelles sont hébergées par une grande variété d’animaux. L’infection peut
être cliniquement ou non apparente. Les rongeurs s’infectent avec les sérotypes particuliers à
leur environnement. La proportion de porteurs est faible chez les animaux sauvages. Les
foyers de salmonelloses sont plus nombreux dans les parcs zoologiques et les élevages. La
contamination humaine se fait par des aliments et un environnement souillé par les animaux
infectés.
Listériose
L’agent causal est très répandu chez les animaux, chez l’homme et dans
l’environnement, avec des souches virulentes et avirulentes. La maladie se manifeste chez les
rongeurs par des cas isolés sous forme septicémique. Il s’agit d’une maladie encore commune
en Amérique latine provoquant des avortements, des complications périnatales et des cas de
méningites chez les personnes immuno-dépressives.
Autres zoonoses potentielles origine bactérienne
La streptobacillose et le Sodoku sont des infections occasionnelles chez l’homme suite
à une morsure. Ces agents pathogènes sont fréquemment isolés chez des rats et des souris qui
sont essentiellement porteurs sains. Ces maladies sont généralement transmises avec des
animaux de laboratoire. D’autres espèces de rongeur, comme les cobayes, peuvent être
contaminés en présence de rats et de souris ; Octodon degus peut donc être potentiellement
infecté et contaminant.
Certaines maladies ne sont pas décrites au Chili mais des foyers infectieux sont
présents chez de nombreuses espèces de rongeurs sauvages dans les pays voisins : la peste, la fièvre pourprée des montagnes rocheuses et la pseudo-tuberculose
(rares cas décrits dans les Amériques).

Les zoonoses potentielles díorigine virale
• Rage
Comme tout mammifère, l’octodon peut être atteint de rage et donc susceptible de la
transmettre par morsure. Signalons que le nombre de cas de rage au Chili est en diminution
mais que cette maladie reste encore présente par l’existence de foyers sauvages.
• Chorioméningite lymphocytaire
Il n’a jamais été signalé de cas chez l’octodon. La souris est le principal réservoir de
cette maladie, mais d’autres espèces animales de laboratoire tel que le hamster et le cobaye
peuvent la contracter à leur contact. Cette zoonose est à considérer comme une maladie
potentielle chez l’octodon. Il est donc souhaitable d’éviter aux femmes enceintes de garder
ces animaux chez elles ou tout autre rongeur.
• Arboviroses
Aucune arbovirose transmise par les rongeurs n’a été décrite au Chili. Par contre,
certaines sont présentes dans les pays voisins : l’encéphalite de Rocio au Brésil, la fièvre de
Mayoro au Pérou, la fièvre hémorragique d’Argentine et la fièvre due aux bunyavirus du
groupe C. Les rongeurs constituent un réservoir naturel de ces virus.
Les zoonoses potentielles d'origine parasitaire
Les zoonoses potentielles dues aux protozoaires
• Maladie de Chagas
Cette infection sévit depuis le sud des Etats-Unis jusqu’en Argentine et au Chili.
L’infection naturelle a été signalée chez les mammifères sauvages et domestiques et son taux
dépasse la moitié des effectifs de certaines espèces de Caviomorphes dans les Andes. Octodon degus constitue une réserve importante de ce parasite car 25 % de la population est porteuse.

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 11:04

La contamination humaine se fait par piqûre de triatomes infectés. L’infection humaine est
d’autant plus grave qu’elle persiste toute la vie de l’individu et qu’il n’existe pas de traitement
spécifique.
Les examens post-mortem effectués sur les octodons infectés par Trypanosoma cruzi
ont révélé des formes leishmanioïdes du parasite dans les tissus de l’hôte. Elles sont
essentiellement localisées dans le myocarde, d’autres ont été identifiées dans la musculature
lisse de l’intestin. Sur un des exemplaires étudiés, un nid de formes flagellaires a été identifié.
• Toxoplasmose
Chez les rongeurs, la toxoplasmose a été décrite chez les animaux de laboratoire,
notamment chez les Caviomorphes (cobaye) avec des taux élevés de séropositivité et chez les rongeurs sauvages.
Seul le chat et quelques félidés sauvages sont des hôtes définitifs; leurs
matières fécales contenant des ookystes sont la source d’infection pour de nombreux
mammifères. L’homme, comme les autres mammifères et même les oiseaux, se contamine par
l’ingestion de viande contenant des bradyzoïtes ou des aliments souillés par les ookystes.
Toutefois les cas cliniques graves restent rares, sauf chez les femelles gestantes
primoinfectées avec les risques de contamination foeto-maternelle, et chez les individus
immunodéficients.
• Giardiose
La répartition de la giardiose est mondiale. Des épidémies de giardiose humaine sont
communes au Chili. L’infection a été confirmée chez une grande variété d’espèces animales
domestiques et sauvages parmi lesquelles les rongeurs avec des taux particulièrement élevés.
La source d’infection est représentée par les matières fécales contenant les kystes du parasite.
La transmission humaine se fait essentiellement par des ‘sources’ d’eau souillées et des
contacts étroits avec les animaux infectés. Bien que les carnivores domestiques soient les
premiers concernés, l’octodon représente un foyer potentiel, pouvant être contaminé et
contaminant.
• Cryptosporidiose
La répartition de cette maladie est cosmopolite.
Ce sont des infections dues à des coccidies particulières qui touchent les ruminants et d’autres
mammifères (animaux d’élevage et de laboratoire essentiellement). Elles sont transmissibles à
l’homme et sont souvent fatales chez les individus immuno-déprimés.
• Autres zoonoses potentielles dues aux protozoaires.
La leishmaniose cutanée est présente en Amérique du sud, mais le Chili en serait
exempt. Dans ces régions, les réservoirs sont des rongeurs sauvages. L’infection est transmise
accidentellement à l’homme par les phlébotomes.
La babésiose par B. microti sévit chez les rongeurs sauvages. La répartition de cette
infection n’est pas entièrement connue et ne serait pas limitée à l’Europe et aux Etats-Unis.
L’infection est transmise par les tiques d’un animal à l’autre et accidentellement à l’homme.
Les zoonoses mycosiques potentielles
• Dermatophytose
Les teignes affectent de nombreuses espèces animales domestiques et sauvages. Ce
sont des infections fréquentes à répartition mondiale. La dermatophytose des rongeurs est peu spécifique et atteint toutes les autres espèces y compris l’homme.
• Pneumonie ‡ Pneumocystis
Cette infection est très répandue et sévit sous forme latente chez les rongeurs et les
lagomorphes. Elle peut contaminer les jeunes enfants affaiblis. L’épidémiologie de cette
maladie est peu connue, la transmission s’effectue par voie aérienne, mais les données
actuelles sont en faveur d’une forte spécificité des Pneumocystis, si bien que les animaux ne
seraient pas une source pour les humains.
Les zoonoses potentielles dues aux arthropodes
• Gales
Les acariens, agents de la gale, sont cosmopolites.
Les gales affectent la plupart des mammifères et sont à l’origine de contamination
humaine. Les gales zoonosiques sont contractées suite à un contact étroit avec des animaux
parasités. Aucun cas de gale chez l’octodon degus n’a été décrit, mais il est probable que
celui-ci peut être atteint par les gales observées chez de nombreux rongeurs tels que le rat, le
hamster et le cobaye.
• Myiases
Les myiases dues aux larves de Cochliomyia hominivorax sont les plus courantes au
Chili. Ces myiases touchent essentiellement le bétail, mais il a été montré expérimentalement
que les larves peuvent pénétrer la peau intacte de petits rongeurs et lagomorphes et perpétuant
ainsi un foyer. Ces infections peuvent être considérées comme une zoonose car l’homme est
contaminé accidentellement dans les zones rurales en cas d’épidémie.
• Linguatulose
La répartition de ce parasite est cosmopolite et l’infection à l’homme est rare, mais
signalée au Chili. Bien que les réservoirs naturels soient les canidés et les félidés, de
nombreuses espèces herbivores apparaissent comme hôte intermédiaire. L’infestation
s’entretient entre herbivores sauvages et prédateurs dans le cycle sauvage. Des formes
nymphales du parasite ont été décrites chez les octodons étudiés. Ces formes, toutes viables,
sont enkystées dans le foie et les poumons de leur hôte. Le nombre de parasites varient entre
trois et douze par rongeur.
Les zoonoses dues aux helminthes
• Hydatidose
L’infestation naturelle n’a pas été montrée chez les octodons autochtones. Par contre, des
essais d’infestation expérimentale de Octodon degus par Echinococcus granulosus sont
concluants : obtention de kystes hydatiques dans la cavité thoracique. Dans des conditions
favorables, l’octodon apparaît comme un hôte intermédiaire de l’hydatidose et peut contribuer
au maintien de cette enzootie.
• Capillariose
L’agent de la capillariose est observé sur tous les continents, fréquemment chez les
rongeurs et parfois chez d’autres espèces de mammifères. Les cas cliniques humains sont
souvent mortels et heureusement très rares. L’infestation est contractée par ingestion d’œufs
embryonnés disséminés par les carnivores dans l’environnement.

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MessageSujet: Re: alimentation naturelle du Chili...   alimentation naturelle du Chili... - Page 2 EmptyMar 28 Mai 2013 - 11:13

L’octodon, Octodon degus, est un rongeur herbivore communément répandu au Chili
central. Actuellement considéré comme un animal nuisible pour les récoltes, son rôle reste
néanmoins primordial dans l’équilibre de l’écosystème du pays.
L’étude morpho-anatomique et physiologique classe cet animal dans le sous-ordre des
Caviomorphes et plus précisément dans la famille des Octodontidés, dont il est le représentant
le plus connu. Son comportement social développé et sa faible agressivité envers les autres
espèces en font un animal facile à élever et à maintenir en captivité. Par certaines
particularités physiologiques proches de celles de l’homme, il est considéré comme un modèle
expérimental de choix parmi les animaux de laboratoire (étude du cycle circadien, du diabète).
Son apparence physique agréable ajoutée à son caractère sociable et un maintien en
captivité aisé expliquent l’engouement récent des foyers pour ce rongeur en tant qu’animal
familier. La présence de plus en plus fréquente de l’octodon en animalerie l’inscrit désormais
comme nouvel animal de compagnie. Si son succès ne faiblit pas, il est probable que
l’inscription de l’octodon sur la liste des animaux domestiques, comme sont déjà inscrits le
chinchilla ou le cobaye, soit proposée dans les années à venir.
Conditions préalables d'acquisition
Certaines conditions sont à envisager pour acquérir un octodon :
♦Age : Sa durée de vie en captivité est en moyenne de 5 à 7 ans, et peut atteindre 12 à
15 ans.
♦Habitat : où l’animal va-t-il vivre ? Il lui faut une cage disposée dans une pièce
calme, lumineuse, sans courant d’air et pas trop chauffée. En liberté dans la maison, il peut
faire des dégâts ( fils électriques, boiserie, plantes…). Sa cage doit être suffisamment
spacieuse et aménagée selon ses besoins.
♦Connaissances: le propriétaire doit s’informer correctement sur son animal
(comportement, mode de vie, alimentation…) pour éviter certaines erreurs d’élevage. Il lui
faut être capable de détecter tout problème éventuel.
♦Disponibilité : il faut avoir le temps de s’en occuper. Sa litière doit être maintenue
propre. L’eau et la nourriture non consommée sont à changer tous les jours. Pour les
vacances, il faut prévoir quelqu’un qui s’en occupe s’il est impossible de l’emmener avec soi.
♦Budget : pour l’achat de l’animal et de sa cage, mais il faut aussi prévoir un budget
mensuel pour la nourriture et la litière. Comme pour tout animal de compagnie, il faut faire
attention à sa santé et assumer les frais de soins nécessaires.
Lieux et tarifs
Les animaleries représentent le principal endroit pour acheter un octodon. Il faut le
choisir en bonne santé : actif et vif. Son poil doit être fourni et brillant, ses incisives oranges.
Son état d’embonpoint sera correct sans être obèse.
Le prix moyen d’un individu est de 25 € (de 10 à 60 €) d’après des observations
personnelles de septembre 1999 à décembre 2001. En règle générale, les octodons adultes
sont moins chers (promotion !) que les jeunes. Les individus de couleur inhabituelle (albinos
ou pie, dit ‘mutant’) sont également plus onéreux puisque plus rares.
Il est possible de s’en procurer (contre bons soins) par des particuliers qui auraient eu
une nichée. Les jeunes sont souvent moins craintifs et plus maniables.
Il faut investir dans la cage et divers accessoires ludiques (tunnels en PVC, roue, petite
maison…) pour amuser le rongeur :
Prix moyen d’une cage : 80 € pour une taille minimale pour un seul octodon.
Prix pour les accessoires : 8 à 45 €.
Il faut prévoir un budget mensuel por la nourriture et la litière. En moyenne, pour un
octodon, il est chiffré à :
• à 8 € pour l’alimentation industrielle (un paquet de 800g à 1 kg),
• 1 à 5 € pour les aliments frais,
• à 4 € pour la litière.
1.3 Statut juridique
La Convention de Washington, aussi nommée CITES (Convention International Trade
Endangered Species) a pour but d’assurer la protection des espèces animales et végétales
menacées d’extinction. L’Octodon degus n’appartient pas à une espèce menacée; la
reproduction est aisée. Il n’est donc pas inscrit à la convention de Washington.
Selon la réglementation française, il s’agit d’une espèce non domestique.
Origine des octodons destinés en animal de compagnie
Les octodons proposés en animalerie proviennent de différents élevages. Ils seraient la
descendance d’une vingtaine d’individus capturés à l’état sauvage pour des études en
laboratoire, il y a quelques années.
Généralités sur l'environnement de l'octodon en captivité
• Température
La température idéale pour l’octodon doit avoisiner les 20/22°C, et se limiter à la
température maximale de 25°C afin d’éviter les problèmes de thermorégulation. Les
températures supérieures à 32°C lui sont fatales.
• Hygrométrie
Une hygrométrie moyenne de 50 % est satisfaisante, ce qui correspond généralement à
l’hygrométrie ambiante.
• Taux d’azote
Il doit être inférieur à 10 ppm, soit le seuil de perception à l’odorat humain.
• Rythme nycthéméral
L’octodon peut être qualifié d’animal crépusculaire ; on évitera donc de le solliciter en
milieu de journée et la nuit afin de limiter un stress excessif qui risque d’affecter son caractère
et réduire sa longévité.
L’éclairement favorable varie entre 10 et 14 heures par jour. La cage de l’octodon est à
disposer dans une pièce lumineuse le jour et éteinte la nuit (à éviter une pièce avec les volets
fermés la journée).
• Emplacement
La place idéale de la cage se situe dans une pièce loin des bruits (à éviter le salon à
côté de la télévision), des appareils de chauffage ou des expositions au sud (risque de coup de chaleur), des portes et des fenêtres pour éviter les courants d’air.
Cage
• Description
Le matériau de la cage doit être solide : le grillage métallique permet de ne pas être
rongé. Les cages en verre ou en plexiglas sont à proscrire car elles sont mal ventilées. La cage
doit être légère et facilement amovible pour favoriser le nettoyage.
Le fond de la cage doit être plein et solide afin d’éviter les escapades et d’éventuelles
blessures : les sols abrasifs (béton) et grillagés sont donc à éviter. Il doit être suffisamment
profond pour contenir une bonne épaisseur de litière.
La cage doit être choisie en fonction du mode de vie de l’octodon. Il a besoin de
grimper et de posséder suffisamment d’espace au sol. Pour un seul animal, la cage doit
recueillir les mesures minimales de longueur (L) de 100 cm, sur la largeur (l) de 50 cm, et une
hauteur (h) de 75 cm (93). Pour plusieurs octodons, une cage plus haute (110 cm) est
conseillée avec une superficie supplémentaire de 800 cm2
par individu. Pour des jeunes après
sevrage, une cage plus petite suffit : L 60 x l 35 x h 45, mais à l’âge de 2 mois, il est
nécessaire de leur offrir davantage d’espace.
• Litière
Les matériaux utilisés pour la litière doivent présenter les qualités suivantes : être très
absorbants, dégager peu de poussière, être bien tolérés par l’utilisateur.
La litière de base est fréquemment constituée de copeaux et de foin. Les copeaux
utilisés sont des copeaux de pin, simples et sans traitement pour les odeurs. Les copeaux de
cèdre sont à éviter car ils sont riches en huiles aromatiques et en terpène, et semblent
allergisants (troubles respiratoires et/ou cutanés) chez les rongeurs. Le foin doit être frais et
sentir bon. Éventuellement une sous couche de litière de chat peut être disposée dans le fond.
D’autres produits peuvent être utilisés comme la paille, la sciure de bois et le papier absorbant
type ‘sopalin’. Le papier journal n’est pas recommandé à cause du risque toxique lié à l’encre.
La litière est déposée en couche épaisse (2 à 3 cm). Elle se change régulièrement une à
deux fois par semaine. Une litière souillée favorise les infections (maux de pattes, affections
respiratoires…)
L’octodon est un animal qui aime aménager son ‘chez-soi’ ; on peut lui proposer des
matériaux de construction tels que des brindilles, des morceaux de tissus ou du coton, pour
qu’il puisse faire un nid.
• Accessoires
Les mangeoires sont choisies lourdes et stables pour éviter qu’elles ne se renversent
facilement ou avec un système de fixation à la cage comme les biberons. Il faut vérifier une
bonne prise de boisson par l’animal si l’eau proposée n’est disponible que par biberon
(certains ne savent pas l’utiliser). Un râtelier de foin évite qu’il soit gaspillé et souillé avec la
litière.
Comme pour les chinchillas, un bac à sable peut être mis à disposition une heure par
jour dans la cage. Ceci permet d’éliminer l’excès de sébum sur la peau. Ce bac est rempli d’un
mélange de sable fin et de talc en partie égale ou de ‘terre à bain’ (prêt à l’emploi) vendue
dans le commerce.
Des abris et des morceaux de branches placés dans la cage font le bonheur de
l’occupant. Ceux-ci apparaissent indispensables aux octodons en captivité. Ce sont des
animaux qui vivent dans des terriers et le fait de pouvoir s’isoler ou se cacher à leur guise les
apaise. D’autres accessoires d’agrément peuvent être ajoutés comme des tunnels en PVC ou
une roue. Cette dernière est choisie pleine pour éviter les blessures à travers les barreaux.

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Dernière édition par magou le Jeu 30 Mai 2013 - 0:43, édité 1 fois
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